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Calculateur de tarif influenceur

Un tarif de créateur n'est presque jamais un seul nombre : c'est une publication, plus le droit de réutiliser ce qu'elle produit, plus parfois la promesse de refuser un concurrent, moins ce qu'un lot fait baisser. Cet outil ne devine aucun de ces montants — vous les saisissez, il les compose, et il montre de quoi le total est fait.

Mis à jour le

Composer le tarif

Les quatre champs sont vides, et ils le restent : aucun pourcentage n'est prérempli. Nous n'avons pas mesuré ce que valent des droits d'usage ou une exclusivité, et un nombre posé par défaut dans un formulaire devient la position de négociation de celui qui l'a posé. Les valeurs à saisir sont celles de votre devis, de votre budget, ou de votre échange avec le créateur.

Décomposition d'un tarif, à partir des nombres que vous saisissez
Le montant annoncé pour une publication, en nombre entier, avant droits et exclusivité.
Le supplément demandé pour réutiliser le contenu, en pourcentage entier du tarif de base.
Le supplément pour la promesse de refuser un concurrent, en pourcentage du tarif de base.
La remise consentie parce que vous commandez plusieurs publications, en pourcentage du sous-total.

La décomposition

Saisissez un tarif de base pour voir la décomposition.

(base + droits + exclusivité) − remise

Les montants restent dans l'unité que vous saisissez : l'outil ne convertit aucune devise, n'ajoute aucun symbole, et ne connaît pas le régime fiscal qui s'applique chez vous.

De quoi un tarif est fait

Une marque demande « votre tarif » et reçoit un nombre ; la discussion déraille ensuite parce que les deux parties n'avaient pas la même prestation en tête. Un tarif se décompose presque toujours en quatre lignes, et trois d'entre elles se négocient séparément.

La publication elle-même

C'est la création et la diffusion : concevoir, tourner, monter, publier, puis répondre aux commentaires. C'est la seule ligne que tout le monde a en tête quand un tarif est annoncé, et c'est précisément pour ça qu'elle sert de base aux trois autres.

Les droits d'usage

Reprendre la vidéo dans une publicité, sur une page produit, en magasin ou dans une lettre d'information ne fait pas partie de la publication : c'est une licence, et une licence a une durée, un territoire et une liste de supports. C'est la ligne qui surprend le plus, et la première source de désaccord après coup — parce qu'une marque qui a payé une publication croit avoir acheté le fichier.

droits d'usage = tarif de base × pourcentage convenu

L'exclusivité

Promettre de refuser un concurrent pendant un temps donné, c'est renoncer à un revenu. Plus la fenêtre est longue et la catégorie large, plus ce renoncement coûte cher — et des quatre lignes, c'est celle dont le prix dépend le moins du créateur et le plus de ce que vous demandez.

Le volume

Plusieurs publications commandées ensemble coûtent moins cher l'unité : le brief s'écrit une fois, le cadrage se discute une fois, la relation aussi. Une remise achète un engagement ferme ; ce n'est pas un rabais obtenu à l'usure.

Un tarif annoncé sans dire ce qu'il couvre n'est pas comparable à un autre tarif annoncé sans dire ce qu'il couvre. Demandez la décomposition avant de comparer deux devis, sinon vous comparez deux prestations différentes.

Ce qui le fait monter ou descendre

Les pourcentages que vous saisissez ne tombent pas du ciel : ils se discutent, et une discussion a besoin d'arguments. Voici ceux qui reviennent — sans chiffre de notre part, parce que le montant juste dépend de votre marché, de votre pays et de la personne en face.

Ce qui fait monter

  • Une durée de droits longue, ou pire, sans terme. « À perpétuité » veut dire acheter tout l'avenir du fichier en une fois.
  • Un usage en publicité payante. Pousser le contenu derrière un budget média en fait un actif publicitaire, et la rémunération du créateur ne suit pas les impressions.
  • Une exclusivité large. Écarter une catégorie entière coûte plus qu'écarter une marque nommée.
  • Un brief contraignant : script imposé, validations en série, lieu de tournage fixé, délai court. Ce sont des heures, et des heures se facturent.
  • Une cession de l'image du créateur hors de ses propres canaux — affichage, télévision, emballage. Là, ce n'est plus une publication, c'est une campagne.

Ce qui fait descendre

  • Un engagement sur plusieurs publications, signé d'un coup.
  • Une liberté créative réelle : moins de validations, moins d'allers-retours, moins d'heures.
  • Des droits courts, limités aux canaux du créateur, sans reprise publicitaire.
  • Un produit que le créateur utiliserait de toute façon, et qu'il a envie de montrer.
  • Une relation qui dure : le deuxième contrat demande moins de travail que le premier, des deux côtés.

Ce que ce total ne dit pas

  • Si le prix est juste. L'outil compose ce que vous saisissez ; il n'a aucun avis sur ce que vaut une audience, et nous ne publions aucune grille de tarifs.
  • Ce que la prestation rapportera. Un tarif est un coût. Le mettre en face d'un résultat est un autre calcul, avec d'autres nombres.
  • Ce que le contrat autorise vraiment. Une durée, un territoire et une liste de supports s'écrivent noir sur blanc ; un pourcentage ne les remplace pas.
  • Ce que vous devez au fisc. L'outil ignore votre pays, votre statut et celui du créateur — la facture d'un créateur peut porter une taxe, et parfois une retenue.
  • Si le créateur dira oui. Une décomposition claire ne remplace pas une négociation : elle la rend possible.

Aller plus loin

La décomposition règle la moitié du problème : elle dit de quoi les deux parties parlent. L'autre moitié, c'est de savoir si le nombre posé en face de « tarif de base » a du sens pour ce créateur-là — sa taille réelle, la performance de ses publications récentes, sa place parmi des créateurs vraiment comparables.

C'est le travail que fait le produit, et il tourne sur des données que nous collectons plutôt que sur des pourcentages que vous saisissez. Un compte gratuit vous donne les trois premières : la taille réelle, la performance des publications récentes, la place parmi des créateurs comparables. L'estimation du cachet lui-même — le nombre que vous poseriez en face de « tarif de base » — demande un plan payant, et nous préférons le dire avant l'inscription qu'après. Le calcul ci-dessus, vous pouvez le refaire dans un tableur. Les autres, non.